
Ils sont jeunes, ils cartonnent, et une chose est sure, les 6 zicos de Spontus ne sont pas prĂȘts de s’arrĂȘter. Entre le violoniste Alan Paranthoen, l’accordĂ©oniste Youenn du mĂȘme nom, le talabarder Pascal Kermorvan et le biniouer Ronan le Bozec, l’alchimie fonctionne Ă bloc. C’est dĂ©jĂ un pari difficile que d’associer sans accroc ces quatre instruments, et cependant Spontus rallonge la sauce : la guitare Ă©nergique d’Erwan Berenguer (dont les accords rĂ©sonnent aussi chez ObrĂ©e Alie) s’arrange sans jalousie avec la contrebasse de Yann le Bozec, le ptit frĂ©rot du talabarder.
On les a vus un peu partout, sur des grosses scĂšnes comme aux Vieilles Charrues, ou dans un cadre moins gracieux mais tout aussi militant, c’Ă©tait au Fest-Noz de soutien Ă Radio Kerne au Chapeau-Rouge de Kemper. Et c’est toujours la mĂȘme formule qui tourne : la plupart des dances sont composĂ©es, ce qui permet aux instruments de s’exprimer. Et c’est lĂ que l’on apprĂ©cie la vĂ©ritable originalitĂ© de ce groupe qui n’hĂ©site pas Ă laisser une belle part de solo au biniou. Enfin, songe-t-on, ce si beau son est trop souvent nĂ©gligĂ© dans la case diskan auquel il est traditionnellement cantonnĂ©. Ici avec Spontus, c’est un bonheur que l’on n’avait plus connu depuis le live de Gwerz oĂč ce filou de Padrig Molard nous plaçait un magistral solo de biniou.


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