Dom sort son 2e album. Merci l’ami.
Après ĂŞtre passĂ© par tous les mĂ©tiers (un LĂ©onard est-il Homme s’il n’est passĂ© par la case ‘patate’), Dom Duff s’est consacrĂ© Ă la musique. Son 2e album, Lagan, marque un nouveau temps dans l’Histoire Contemporaine de la chanson bretonne. Surprises.
Cette voix, toujours inhabituelle, complètement libĂ©rĂ©e d’inutiles classiques enseignements, tĂ©moigne de la spontanĂ©itĂ© d’un auteur engagĂ© : la chanson de Dom Duff nous fait voyager, des collines du Maghreb aux errances de « Kertrouz », les sonoritĂ©s « intimes » des paroles de Dom nous rappelent que rien n’est terminĂ© : n’eo ket echu, chantait Nolwenn Korbell, dont l’Ă©nergique thĂ©atralitĂ© vient Ă©clairer les incantations de Dom sur quelques morceaux de cet album Ă retenir.
Car s’il a dĂ©tachĂ© son chant des contraintes de la danse, le jeu de guitare de Dom Duff n’en reste pas moins marquĂ© de ses nombreuses heures d’animation en Fest Noz : ses intros rsont imprĂ©gnĂ©, on s’en rĂ©jouit, de mouvements « gavotte » ou « laridĂ© », dont les rythmes Ă contre jeu viennent parfaire un accompagnement musical unique.
Comment ne pas faire l’Ă©loge de l’album entier ? Il nous faut quand mĂŞme choisir : le premier morceau, avec son solo biniou, est un bijou de miel : accompagner le breton, d’un juste et posĂ© solo de cette cornemuse d’un autre age, rĂ©chaufferait le plus acier des coeurs. Et quel exhaltĂ© ne sentira pas ses tripes chauffer, Ă l’apĂ©ro, Ă l’Ă©coute du fameux « kig ha farz », enjouĂ© Ă souhait, rappelant Ă qui veut l’entendre, la mĂ©moire des chaleureuses cuisines de nos mères ….

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