Le dernier album de Nolwenn Korbell est dans les bacs. Il laisse une place grandissante à la poésie et à la création contemporaine.

Et le dernier reproche qu’on pourrait faire Ă  ce nouvel album serait son manque d’ecclectisme : au contraire, on voyage d’un bout Ă  l’autre de l’Europe et mĂȘme du monde, avec les accompagnements de guitare-sitar de Didier DrĂ©au. Car dans ce dernier album, Nolwenn s’essaie Ă  tous les styles, avec succĂšs. Elle rĂ©pond Ă  une interview dans le TĂ©lĂ©gramme :

« Je suis partie d’une citation de Max Jacob qui a Ă©crit : « Le Breton tient du prĂȘtre et du tzigane ». Ça m’a parlĂ© ! Je trouve qu’effectivement la foi est visible en Bretagne Ă  chaque carrefour, mais qu’il y rĂšgne aussi un mĂ©lange de paganisme et de folie ! Et je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours sentie proche des tziganes. Alors j’ai fait cette chanson qui laisse une belle place au jeu et que je dĂ©die conjointement Ă  Max Jacob et Ă  Emir Kusturica. »

VoilĂ  donc des rĂ©fĂ©rences prometteuses. Ce dernier CD (bemdez c’houlou) est une nouvelle exploration de la richesse thĂ©atrale du chant de Nolwenn, dont l’Ă©nergie est dĂ©cidĂ©ment bien communicative.