La Bombarde
Alors que l’on l’entendait exclusivement dans les campagnes, faisant danser les noces ou les soirs d’Ă©tĂ©, aujourd’hui l’utilisation de la bombarde s’est diversifiĂ©e. De nombreux musiciens utilisent les facultĂ©s exceptionnelles de cet objet magique pour renouveler l’expression musicale traditionnelle. Autrefois usitĂ©s exclusivement lors des festoĂą-noz, couplĂ©e avec un biniou, la bombarde tout en se perfectionnant a considĂ©rablement Ă©tendu son rĂ©pertoire depuis les annĂ©es 50. Qui joue de la bombarde, et oĂą:
- Le Fest-Noz apres avoir pris du plomb dans l’aile revient Ă la mode et fait un retour en force dans les campagnes d’armorique. La bombarde est restĂ©e fidèle Ă elle-mĂŞme, espiègle et criarde. le biniou est toujours très Ă la mode lui aussi. Ceci dit de plus en plus de groupes associent Ă ces accoustiques archaiques le son « rock » des instruments modernes : guitares electriques, basses. On peut citer Ar Re Yaouank,Sonerien Du,Diaouled Ar Menez, CarrĂ© Manchot, Tan’ban ty, Karma, et plein d’autres.
- La musique d’Ă©glise, les cantiques. Se joue dans une Ă©glise en duo avec un orgue ou un chanteur.
- On peut encore citer Alan Stivell, Patrick Sicard, David Pasquet, etc…
L’apprentissage de la bombarde ne se prĂŞte pas du tout Ă ce type d’instrusion dans le monde WWW. MalgrĂ© tout une petite documentation pour les nĂ©ophytes illustrera dĂ©licieusement ce bref exposĂ© … Le doigtĂ© de la bombarde est identique Ă celui de la flute irlandaise (tin whistle) en ce qui concerne la gamme diatonique. Les bombardes les plus courantes ont la tonalitĂ© Sib. Le debutant s’entraine gĂ©nĂ©ralement sur un tin whistle en RE, dont l’espacement des trous est Ă peu près le mĂŞme que sur une bombarde.
L’accordĂ©on
Boest an diaoul… VoilĂ le nom que les musiciens traditionnels donnèrent Ă l’Ă©trange boite pleine de mĂ©canique qui apparaissait dans les campagnes de la Bretagne dans la deuxième moitiĂ© du 19e siècle. Ce fut d’abord l’accordĂ©on diatonique qui s’imposa en une dizaine d’annĂ©es dans les noces, parmi violons, veuzes, vielles Ă roue, clarinettes et aussi bien sĂ»r l’ « orchestre classique » : bombarde, biniou, tambour. Puis dans les annĂ©es 1930, l’accordĂ©on chromatique apporta ses mĂ©lodies et rythmes nouvellement importĂ©s : polkas, mazurkas, puis valses, java et tangos. Renouvellant alors l’expression traditionnelle, l’accordĂ©on s’implantait, sous l’une ou l’autre de ces 2 formes, dĂ©finitivemenent dans le monde de la musique traditionnelle bretonne.Â
Aujourd’hui cet instrument parmi les plus populaires est couramment utilisĂ© en fest-noz. Les groupes comme Tan B’an Ty ont fait des merveilles avec le chromatique Ă touches, faisant un large usage de sonoritĂ©s peu conventionnelles. En diatonique, on peut citer Yann-Fañch Perroches qui forma en 1994 le groupe Skolvan, dont les compositions donnent au couple accordĂ©on-saxophone parmi les plus joyeuses mĂ©lodies. Ou encore Jannick Martin, membre du quartet qui porte son nom.
Mais le diatonique et le chromatique ne sont pas les seuls instruments de la famille des accordĂ©ons. Parmi les instruments Ă anches mĂ©talliques actionnĂ©es par un soufflet, on compte bien sĂ»r aussi le concertina, de section hexagonale, et plus lĂ©ger. Peu utilisĂ© en Bretagne, il est très populaire en Irlande oĂą l’on utilise un modèle anglo-allemand, toujours diatonique. t c’est bien sĂ»r sur l’Ă®le d’Ă©meraude que l’on retrouve les plus grands fans de la boĂ®te « The Box », parmi lesquels on compte la toujours très souriante Sharon Shannon ou le « QuimpĂ©rois » Martin O’Connor, virtuoses internationaux de l’instrument.
468x60


